Années 2000
Abdoulaye Wade apporte une bouffée d’air dans le vécu des Sénégalais, mais il s’est vite trouvé devant la nécessité de réaliser sa promesse de campagne, touchant l’emploi des jeunes. Son successeur Macky Sall, comme son ancien mentor, se concentre sur la réalisation d’infrastructures, pour préparer l’envol économique, dégage des fonds destinés à la jeunesse, mais ne donne pas de vraies solutions pour contenir le désarroi chez les jeunes. Les années 2000 voient le retour du théâtre de quartier avec des troupes dans plusieurs régions du pays. Au fond c’est un théâtre amateur, puisque les acteurs suivent une simple passion, dont ils n’ont pas appris les rudiments, comme les professionnels.
En même temps naissent de nombreux groupes de Rap. Mais la vraie nouvelle donne à côté du théâtre, ce sont les spectacles télévisuels d'amusement (Téléfilms et Téléréalités qui révèlent d’autres talents, surtout au sein de la troupe « Soleil levant » de Thiès : Saa Neekh de son vrai nom Mame Cheikhou Guèye, Ndiassé Samb alias Mbaye Dozé ») ; les prestations de Kouthia et Saa Ndioogou principalement, fondées sur les techniques d'imitation parodie et pastiche, connaissent un grand succès.
Abdoulaye Wade sur les pas de Senghor
Il organise la Deuxième édition du Festival Mondial des Arts nègres et construit un théâtre nommé Grand Théâtre National ; rebaptisé Théâtre National Doudou Ndiaye Coumba Rose. A l’image de Senghor, « Protecteur des Arts et des Lettres », il s’érige en « Protecteur des Arts et de la Culture » comme Macky Sall, son successeur à la tête de l’Etat du Sénégal.
Un théâtre pour quel public ?
Le Grand Théâtre n’est pas exclusivement réservé au théâtre. Mais sa particularité c’est de recevoir toutes les couches de la population. Ce n’est pas un théâtre d’élite comme le fut Sorano.
Brève rétrospective
Avant 1960 un théâtre populaire
Le Cercle de la jeunesse de Louga 1951 jusqu'à nos jours. La troupe Bamba Mos kham vers la fin de décennie 50 avec arrêt définitif autour de 1980 (vieillissement des acteurs sans transmettre, nouvelle époque avec des mesures concernant les pratiques religieuses, émanant de l'autorité de Touba, Cheikh Abdoul Ahad Mbacke. Il fait signer une Charte morale par tous les fils en vie de Cheikh Ahmadou Bamba, en 1980).
Décennies 60 et 70 s’est développé un théâtre de « Foyers des Jeunes et de la culture », dans les chefs-lieux d’arrondissements et des Centres Départementaux d’Education physique et sportive (CDEPS).
Il faut noter l'existence d'un Théâtre universitaire, avec des acteurs en herbe choisis parmi les étudiants de l'université de Dakar.
Années 90
Le théâtre des enfants : « Jataayou khaléyi » à la Radiodiffusion Télévision nationale avec le conteur producteur Ibrahima Ndiaye Mame Yakhi laalo Des acteurs enfants : Ismaila Diop et Mouhamadou Mohamet Ndiaye embrasseront plus tard une carrière journalistique
Années 2000
un Atelier de théâtre a été monté par le Pr Ousmane Diakhate qui a occupé, au cours de sa carrière, les fonctions de chef de département des lettres et sciences humaines et de Directeur général du Théâtre Daniel Sorano.
Professeur Birahim Madior Thioune