Années 80 à 90
A Sorano
Le théâtre classique français
Molière : Le Malade imaginaire (comédie)
Révélation d'acteurs comme le couple Lemoine : Jacqueline et Joseph venus d'Haiti en exil. (Joseph Zobel, autre Antillais est recruté à Radio Sénégal, l'ancêtre de la RTS, auparavant ORTS)
la Troupe Diamoney Tey d’Abdoulaye Seck connait un franc succès avant de perdre de la vitesse devant La Troupe Daraay Kocc qui monte en flèche.
Parallèlement se développe le théâtre populaire télévisé avec la Troupe Daraay kocc qui connait son apogée au cours des années 80, sous la direction de Cheikh Tidiane Diop.
Avec des acteurs comme Iboulaye Mbaye, Moustapha Diop, Makhouredia Gueye et Baye Peul, Baye Ely, Abdou Diaw, etc., et Djie Astou Diop (Ramatoulaye, dans Une si longue lettre), Ndèye Mour, Awa Diagne (Khandiou), Aminata Dieng (Appolo), Ken Bougoul Mbaye chez les femmes.
Les écrivains
Alioune Badara Béye
Dialawali, terre de feu, 1980 (théâtre)
Maba, laisse le Sine, 1987 (théâtre)
Nder en flammes, 1988 (théâtre)
Marouba Fall
1984 : Chaka ou le Roi visionnaire (théâtre)
1985 : Adja, militante du G.R.A.S. (théâtre)
Les acteurs de l'époque
Serigne Ndiaye Gonzales
Coly Mbaye
Ablaye Diop Dany
Omar Seck pour incarner Lat-Dior
Pap Faye actuel directeur d'ARCOTS.
Années 90
Alioune Badara Béye
Marouba Fall
Deux auteurs qui représentent en littérature le théâtre de l’époque.
Montée d’un théâtre de mœurs à la télévision avec des acteurs comme
Abou Camara
Sénégal Ndiaye
A Sorano, les artistes jouent « Poot mi » qui évoque les problèmes sociaux, les tares des Sénégalais, les problèmes de santé en rapport avec les mœurs, au moment où le VIH Sida commence à faire des ravages dans la population.
La mise en scène se développe, à la suite des grands Directeurs artistiques de Sorano, du Cercle de la jeunesse, des troupes Jamoney téy et Daaray Kocc avec :
Youssou Mbargane Mbaye, Directeur artistique de la Troupe Ngalam de Louga, née des flancs du Cercle de la Jeunesse
Pap Faye, plus tard Directeur des ARCOTS
Tous deux se révèlent de bons acteurs et des metteurs en scène expérimentés.
Note sur la mise en scène
Elle naît au 19e siècle, comme initiative privée d’un amateur de théaâtre André Antoine (1858-1943) comédien et metteur en scène. Ce passionné de théâtre fonde sa propre compagnie « Le théâtre libre » (1887), avec d’autres amateurs. Au 19e le phénomène de l’amateurisme, commence juste d’apparaitre ; jusque-là il était relativement nouveau, puisque les acteurs étaient surtout des professionnels donc vivant de leur art. La démarche d’Antoine tendait à rompre avec une tradition bien établie. Il misait plutôt sur le jeu naîf et plus authentique des nouveaux venus, complètement en dehors des conventions de la diction ; utilisant plutôt des ficelles. Sa compagnie devient un vrai laboratoire, une école. Le théâtre privé d’Antoine joue environ huit pièces par an, contrairement au théâtre officiel qui fait jouer une ou deux pièces une centaine de fois, là où Antoine les retire au bout de deux représentations, pour sauvegarder la sincérité des émotions ressenties par les acteurs.
Antoine compte à son actif plusieurs écrits sur la mise en scène. On lui doit l’idée de la représentation d’une pièce, en lui donnant un autre sens que celui de son auteur ; ce qui fait du metteur en scène un auteur qui re-crée l’œuvre littéraire, par le moyen de la mise en scène.
Professeur Birahim Madior Thioune